Responsable: Jacques
OLIVIER
Objectifs de Recherche du Pôle
L'innovation est au centre des problématiques de l'entreprise:
innovation produit pour conquérir de nouveaux marchés,
innovation processus pour réduire les coûts et améliorer
la qualité, innovation financière pour gérer
le risque de manière optimale. L'innovation comme objet
d'étude peut, doit, être analysé sous des
angles très divers. C'est pourquoi le pôle de recherche
sur l'innovation d'HEC regroupe des chercheurs de plusieurs disciplines,
avec comme point d'intersection la problématique générale
de l’innovation dans le monde de l'entreprise : comment
la générer, comment la gérer, et avec quelles
implications micro- et macroéconomiques?... L'objectif
du pôle est de favoriser les échanges multidisciplinaires
entre ses membres, avec comme finalité des publications
dans des revues internationales de grande qualité. Les
éclairages apportés par les membres existants du
pôle sur la problématique de l'innovation appartiennent
aux champs:
- micro-économique (économie industrielle de l’innovation
: incitations, organisation des sociétés innovantes
et modes de coopération)
-
macro-économique (politiques économiques
et croissance ; innovation financière et cycle des affaires)
-
financier (financement de l’innovation
; capital risque ; marchés financiers et sociétés
innovantes)
-
juridique (droit de la propriété
intellectuelle).
Liste des membres
- Laurent
CALVET
Professeur associé de Finance
Groupe HEC
Les travaux de recherche de Laurent
CALVET traitent de l’impact de l’innovation financière
sur les choix d’investissement des épargnants et
des entreprises, et de l’effet de ces comportements sur
le prix des actifs financiers et l’activité macroéconomique.
Un récent article montre ainsi que l’introduction
de nouveaux instruments encourage la participation des épargnants
et des entrepreneurs aux marchés de capitaux. La meilleure
répartition des risques qui en découle conduit
à une sensible augmentation des prix des actifs risqués,
ce qui peut décourager la participation des investisseurs
à certains marchés. Cette analyse permet donc
de réconcilier cinq tendances des marchés financiers
au cours des 40 dernières années : d’importantes
innovations; des primes de risque réduites; une forte
hausse de la participation; une gestion des risques améliorée;
et de complexes mouvements d’entrée et sortie des
investisseurs de certains marchés.
Une série de deux articles explique également
que l’activité macroéconomique peut être
profondément modifiée lorsque les entreprises
gagnent l’accès à de nouveaux instruments
permettant un meilleur partage des risques, tels que des produits
dérivés ou des contrats à terme. Les chefs
d’entreprise sont alors incités à investir
davantage, ce qui favorise l’accumulation de capital et
la croissance. La sophistication des marchés financiers
influe également sur le cycle des affaires. Considérons
ainsi une économie dans laquelle les entreprises ont
une capacité limitée à partager leurs risques.
Lorsque l’économie entre en récession, par
exemple du fait d’un choc extérieur, les entreprises
anticipent des conditions de crédit moins favorables
à court et moyen terme. Elles réduisent alors
leurs investissements en projets productifs risqués,
ce qui amplifie l’effet du choc extérieur et ralentit
la sortie de récession. Des marchés financiers
peu développés exacerbent donc le cycle des affaires.
L’innovation financière affectant les entreprises
a donc a contrario des effets bénéfiques sur le
niveau et la volatilité de l’activité macroéconomique.
Hervé Crès s’intéresse aux défaillances
du marche et aux possibilités d’utiliser certaines
procédures de décision collective (essentiellement
fondées sur le vote majoritaire, avec ou sans qualification)
pour pallier ces défaillances.
Trois cas importants dans le contexte de l'innovation où
l’on constate une faillite du marche dans l’allocation
optimale des biens et des risques sont : (1) présence
d’effets externes ou de biens publics, (2) incomplétude
des marches financiers, (3) compétition imparfaite.
Hervé Crès étudie actuellement le comportement
de l’entreprise dans chacun de ces contextes, dans une
perspective d’équilibre général.
L’entreprise est détenue en propriété
collective par ses actionnaires. Dans chacun de ces trois contextes,
les actionnaires ont en général des opinions divergentes
sur la meilleure politique de production de l’entreprise.
Le professeur Crès étudie l’existence d’équilibres
politiques dans des situations où les actionnaires tranchent
leurs différends par le vote majoritaire, et les propriétés
de ces équilibres (essentiellement les propriétés
d’efficience et de stabilité).
Deux thèmes de recherche sont donc de savoir si le vote
majoritaire peut suppléer le marché (lorsqu’il
est défaillant) d’une façon efficiente ainsi
que le thème réciproque : est-il plus «
facile » d’agréger les préférences
individuelles par le vote majoritaire dans ces situations ou
les choix publics, les préférences sur ces choix
publics et les poids sociaux associés (lorsqu’ils
diffèrent, e.g., lorsque la gouvernance d’entreprise
est du type « une action-un vote ») sont structurés
de façon endogène par la procédure d’échange
sur les marchés de biens et d’actifs financiers.
Autrement dit : l’opération préalable (en
amont) du mécanisme de marché participe-t-elle
a rendre plus cohérente l’expression démocratique
?
- Ai
Ting Goh
Professeur assistante d'Economie Groupe HEC
Le thème principal des travaux de recherche
d'Ai Ting Goh est l'impact du commerce international sur le progrès
technologique, la croissance et le bien être. Plusieurs
de ses travaux s'appuient sur l'expérience de développement
des pays de l'Asie de l'est depuis la deuxième moitié
du 20ème siècle. Depuis quelques années,
Ai Ting Goh travaille également sur le rôle de la
protections des droits de propriété intellectuelle
pour l'innovation et la croissance.
Un sujet précis sur lequel Ai Ting Goh travaille actuellement
est la délocalisation de la production et ses impacts sur
le progrès technologique et le bien être. Un premier
article s'appuie sur des études de cas démontrant
l'importance de transferts de technologie à partir des
entreprises clientes de pays développés et à
destination de leurs fournisseurs d'inputs intermédiaires
dans des pays en voie de développement. Professeur Goh
fournit un cadre théorique permettant d'étudier
le rôle de politiques économiques des pays en voie
de développement qui permettent d'optimiser ce transfert
de technologie. Un deuxième article étudie les liens
entre délocalisation et structure de marché. Il
est montré que le recours des entreprises à la délocalisation
peut mener à une plus grande concentration de l'industrie,
et causer ainsi une perte de bien être malgré un
gain d'efficience de la production. Des politiques macroéconomiques
qui permettent de résoudre ce problème sont analysées.
Le deuxième sujet sur lequel travaille actuellement Ai
Ting Goh est la protection internationale des droits de propriété
intellectuelle avec deux axes d'étude : (i) Est il optimal
de lier négociations sur la protection des droits de propriété
intellectuelle et négociations commerciales (dans le cadre
de l'OMC) ? (ii) Le niveau optimal de protection des droits de
propriété intellectuelles en fonction des caractéristiques
technologiques du secteur.
Les recherches de Ulrich Hege en matière
d’innovation portent notamment sur le capital-risque. Dans
un article récent en collaboration avec Dirk Bergemann,
il étudie les problèmes d’agence qui émanent
du caractère imprévisible de la gestion de la recherche.
Les auteurs se concentrent sur les aspects dynamiques du manque
de contractibilité, et montrent que l’impossibilité
de définir une date butoir non-renégociable oblige
à donner rentes informationnelles considérables
aux chercheurs qui peuvent engendrer des contraintes financières
importantes et inefficientes. Contrairement à ce que l’on
pourrait croire, la proximité du capital-risqueur, ou le
«relationship financing», entraînera normalement
des problèmes supérieurs à ceux qui se produisent
par un financement à « arm’s length ».
Ulrich Hege a récemment terminé un projet de recherche
empirique en collaboration avec Frédéric Palomino
et Armin Schwienbacher dans le domaine du capital-risque, portant
en particulier sur les écarts importants de création
de valeur qui existent entre les secteurs du capital-risque européen
et américain, ainsi sur les causes possibles de cet écart.
En parallèle, le professeur Hege a mené plusieurs
recherches liées au financement et l’organisation
des activités de recherche et de développement,
notamment concernant le gouvernement d’entreprise et la
création et gestion des joint ventures.
Dans le futur, Ulrich Hege entend poursuivre ses recherches selon
deux grands axes : d’abord, il souhaite continuer à
étudier le capital-risque et le Private Equity, afin de
mieux comprendre le rôle des conflits d’intérêt
et l’expansion internationale de ce mode de financement.
D'autre part, il s’intéresse aux questions de l’organisation
de la recherche, notamment les conflits qui se produisent à
l’intérieur d’une entreprise et les avantages
que différentes formes de « outsourcing » de
la recherche peuvent apporter, ainsi que l’organisation
par équipes de recherche concurrentes.
Les recherches de Pierre Mella-Barral en matière
d’innovation portent notamment sur les joint-ventures. Dans
un article en collaboration avec Michel Habib, l’explication
proposée à la durée de vie particulièrement
limitée que l’on observe parmi les joint ventures
est la suivante: Deux entreprises unissent leurs forces dans un
partenariat, de manière à chacune bénéficier
de la connaissance spécifique et innovations de l’autre.
Outre cette synergie de connaissance, la joint-venture donne à
chaque partie l’opportunité d’acquérir
graduellement la connaissance spécifique de l’autre.
Du fait de ce transfert de connaissance, les partenaires ont tous
les deux de moins en moins intérêt a poursuivre la
joint venture plutôt que de racheter les parts de l’autre
afin d’opérer séparément.
Dans le futur, Pierre Mella-Barral souhaite poursuivre ses recherches
en matière de durées optimales d’ententes,
en examinant leurs implications sur la croissance d’un secteur.
Une étude sera particulièrement motivée par
l’observation que beaucoup d’entrepreneurs sont des
serial-entrepreneurs, en ceci qu’ils abandonnent régulièrement
une entreprise fleurissante qu’ils ont crée pour
en créer une autre
Les deux thèmes de recherche de Jacques Olivier sont,
d'une part, l'innovation et la théorie de la croissance
et, d'autre part, les marchés financiers. Le professeur
Olivier travaille actuellement sur quatre thèmes :
En collaboration avec Ai Ting Goh, il étudie les liens
entre délocalisation et structure de marché. L'accent
de cette recherche est mis sur les politiques macroéconomiques
qui permettent de neutraliser des effets indésirables
de la délocalisation tout en bénéficiant
des gains d'efficience de la production.
Toujours en collaboration avec Ai Ting Goh, il travaille sur
la protection internationale de la propriété intellectuelle
avec deux axes d'étude : (i) Est il optimal de lier négociations
sur la protection des droits de propriété intellectuelle
et négociations commerciales (dans le cadre de l'OMC)
? (ii) Le niveau optimal de protection des droits de propriété
intellectuelles en fonction des caractéristiques technologiques
du secteur.
Un projet en collaboration avec José Marin analyse le
liens entre législation sur les ventes à découvert,
transactions d'insiders et volatilité des marchés
financiers afin d'apporter une réponse à des questions
telles que: (i) La réglementation des ventes à
découvert a-t-elle un impact sur l'avènement de
crashs ? (ii) Les transactions réalisées par des
"insiders" contiennent-elle de l'information utile
pour prédire l'avènement d'un crash ?
Enfin, il travaille en collaboration avec Matthias Thoenig
et Thierry Verdier pour étudier l'impact de l'ouverture
au commerce international sur le développement des cultures
locales.
L’axe principal des recherches d'Eloic
Peyrache portent aujourd’hui sur une analyse des marchés
de certification. Des applications de ses travaux sont à
la fois financières au travers, par exemple des problématiques
de corporate governance mais également économiques
au travers des problématiques de transmission d’information,
de structure de marchés ou encore de certification de processus
de production ou de R&D.
Deux sous-axes sont actuellement en cours de réalisation
:
Le premier porte sur l’allocation des droits de propriété
des « scores de certification » entre l’intermédiaire
(propriétaire de la technologie d’audit) et l’entreprise
auditée ayant payé pour le service. Le professeur
Peyrache s'intéresse principalement, dans divers contextes,
aux incitations de l’entreprise à rendre publique
le résultat de l’audit.
Le deuxième porte sur les problèmes de collusion
entre l’entreprise auditée et l’intermédiaire,
où sont analysés, dans un contexte de jeux répétés,
les incitations de l’intermédiaire à proposer
à l’entreprise de s’entendre sur la qualité
à annoncer en échange d’une rétribution.
L'objectif de ce projet de recherche est, entres autres, de montrer
comment un intermédiaire peu soucieux de sa réputation
peut toutefois être amené à révéler
la vraie qualité observée pendant un grand nombre
de période avant d’en arriver à s’entendre
avec une entreprise.
Publications récentes des membres
de l'équipe
Angeletos, G.M., Calvet, L.E., “Idiosyncratic
Production Risk, Growth and the Business Cycle”, à
paraître, Journal of Monetary Economics.
Angeletos, G.M., Calvet, L.E., “Incomplete
Market Dynamics in a Neoclassical Production Economy”, à
paraître, Journal of Mathematical Economics.
Calvet, L.E., "Incomplete markets and volatility",
Journal of Economic Theory, 2001, vol. 98, n° 2,
pp. 295-338.
Calvet, L.E., Fisher, A., "Forecasting
multifractal volatility", Journal of Econometrics,
2001, vol. 105, n° 1, pp. 27-58
Calvet, L.E., Fisher, A., "Multifractality
in asset returns: Theory and evidence", Review of Economics
and Statistics, 2002, vol. 84, n° 3, pp. 381-406
Calvet, L.E., Comon, E., "Behavioral heterogeneity
and the income effect", Review of Economics and Statistics,
2003, vol. 85, n° 3, pp. 653-669
Calvet, L.E., Fisher, A., "How to Forecast
Long-Run Volatility: Regime-Switching and the Estimation of Multifractal
Processes", Journal of Financial Econometrics, 2004,
vol. 2, pp. 49-83
Calvet, L.E., Fisher, A. et S. Thompson, “Volatility
Comovement: A Multifrequency Approach”, à paraître,
Journal of Mathematical Economics
Calvet, L.E., M. Gonzalez-Eiras and P. Sodini
, “Financial Innovation, Market Participation and Asset
Prices” Journal of Financial and Quantitative Analysis,
2004, 39, 431-459.
Crémer, J., E.A. Peyrache et J. Tirole
: "Some reflections on Open Source Software", Communication
et Stratégie, 2000
Cres, H. et I. Rossi: "Symmetry Breakings
in Malinvaud's Model with Individual Risks", Journal
of Mathematical Economics, 2000, n° 33, pp. 239-269
Cres, H. et M. Tvede: "Ordering Pareto-Optima
Through Majority Voting", Mathematical Social Sciences,
2001, n° 41, pp. 295-325
Cres, H.. et H. Moulin: "Scheduling with
Opting Out: Improving Upon Random Priority", Operations
Research, juillet-août 2001, vol. 49, n° 4, pp.
565-577
Cres, H.. : "Aggregation of Coarse Preferences",
Social Choice and Welfare, 2001, vol. 3, n° 18, pp. 507-525.
Citanna, A., Cres, H., J. Drèze, J. J.
Herings, A. Villanacci : "Continua of Underemployment Equilibria
Reflecting Coordination Failures, Also at Walrasian Prices",
Journal of Mathematical Economics, 2001, n° 36, pp.
169-200
Cres, H. et H. Moulin : "Commons with Increasing
Marginal Costs: Random Priority Versus Average Cost", International
Economic Review, août 2003, vol. 44, n° 3, pp.
1097-1115
Dahlstrom, T. et P. Mella-Barral: "Corporate
Walkout Decisions and the Value of Default", European
Finance Review, Vol. 7, 325-360, 2003
Goh, A.T. : "Opportunity Cost, Trade Policies
and the Efficiency of Firms", Journal of Development
Economics, 2000, vol. 62, pp. 363-383.
Goh, A.T. et J. Olivier : "Optimal Patent
Protection in a Two-Sector Economy, International Economic
Review Vol 43 (4), 2002, pp. 1191-1214
Goh, A.T. et J. Olivier: "Learning by Doing,
Trade in Capital Goods and Growth", Journal of International
Economics, 2002, vol. 56, pp. 411-444
Goh, A.T. et J. Olivier: "Financing Decisions
of Firms and Central Bank Policy", Journal of International
Money and Finance, à paraître, décembre
2004
Goh, A-T. (2004), "Knowledge Diffusion,
Supplier’s Technological Effort and Technology Transfer
via Vertical Relationships", Journal of International
Economics, à paraître
Hege U. et E. Feess : "Environmental Harm
and Financial Responsibility", Geneva Papers for Risk and
Insurance. Issues and Practice, 2000, vol. 25, n°
2, pp. 203-217
Hege U. et P. Mella Barral: "Introduction
to "Valuation and Corporate Finance", Finance,
décembre 2000, vol. 21, n° 2, pp. 9-14
Hege U. et P. Mella Barral: "Bargaining
Power and Optimal Leverage", Finance, décembre
2000, vol. 21, n° 2, pp. 85-101
Hege U. : "Evaluation et financement des
start-up Internet", Revue Economique, numéro
spécial, 2001, vol. 52, pp. 291-312.
Hege U. et E. Feess : "Safety Regulation
and Monitor Liability", Review of Economic Design,
2002, vol. 7, n° 2, pp. 173-185
Hege U. et P. Mella Barral: " Reorganization
Law Design in Different Financial Systems" in Convergence
and Diversity in Corporate Governance Regimes and Capital Markets,
J. Mac Cahery, P. Moerland, T. Raaijmakers and L. Renneboog (eds.),
Oxford University Press, 2002, pp. 470-490.
Hege U. : "Workouts, court-supervised reorganization
and the choice between private and public debt", Journal
of Corporate Finance, mars 2003, vol. 9, n° 2, pp. 233-269.
Hege U. et E. Feess : "Safety Monitoring,
Capital Structure and 'Financial Responsibility'", International
Review of Law and Economics, septembre 2003, vol. 23, n°
3, pp. 323-340
Hege U. et P. Mella Barral
: "Repeated Dilution and Diffusely Held Debt - à paraître",
The Journal of Business, 2005
Hege U. et D. Bergemann : "The Value of
Benchmarking" in Venture Capital Contracting and the
Valuation of High Tech Firms, J. McCahery, L. Renneboog (Eds),
Oxford University Press, 2004
J. Marin et J. Olivier : "On the impact
of leverage constraints on asset prices and trading volume",
Spanish Economic Review, 2003, vol. 5, n° 2, pp.
123-152
Olivier, J. : "Growth Enhancing Bubbles",
2000, International Economic Review, Vol 41 (1), pp.
133-151
Quelques articles non publiés représentatifs des
axes actuels de recherche des membres de l’équipe
Bergemann, D. et U. Hege : "The Financing
of Innovation: Learning and Stopping", CEPR DP 2763, 2001.
Calvet, L.E., J.M. Grandmont et I. Lemaire,
“Aggregation of Heterogeneous Beliefs, Asset Pricing and
Risk-Sharing in Complete Financial Markets”, mimeo
Cres, H. et M. Tvede: "The Drèze
and Grossman-Hart criteria for production in incomplete markets:
Voting foundations and compared political stability", Cahier
de Recherche du Groupe HEC,
n° 794/2004
Goh, A.T. et J. Olivier : "Free Trade and
Protection of Intellectual Property Rights: Can we have one without
the other?", Cahier
de Recherche du Groupe HEC,
n° 730/2001
Goh, A.T. et J. Olivier : "International
Vertical Specialization, Imperfect Competition and Welfare",
Cahier
de Recherche du Groupe HEC,
n° 791/2003
Habib, M. et P. Mella Barral: "The Role
of Knowhow Acquisition in the Formation and Duration of Joint
Ventures", miméo.
Hege U., F. Palomino et A. Schwienbacher, "Determinants
of Venture Capital Performance: Europe and United States.",
mimeo, HEC.
Peyrache, E. et L. Quesada : "Strategic
Certification", miméo HEC
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