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Face à une reprise de la pandémie, le moral des décideurs plonge

La livraison d'octobre du Baromètre des décideurs Viavoice – HEC – Le Figaro – BFM Business révèle une amplification des inquiétudes économiques et ce malgré le plan de relance exceptionnel du gouvernement de 100 milliards d'euros. Dans ce contexte, décideurs et grand public se montrent réticents à la réactivation de la réforme des retraites, voulue par le Président Macron.

 

 

Moral économique : une rentrée anxiogène, des inquiétudes qui s’intensifient encore fortement


Après une tendance globale à la baisse de l’indice du moral des décideurs depuis plusieurs mois, les inquiétudes économiques s’amplifient et font chuter l’indice du moral des décideurs en cette rentrée à – 48 (-6 points depuis juillet) : les signes de reprise de la pandémie, l’entrée « dans le dur » des fermetures d’entreprises, les licenciements à venir (près de 800 000) font entrer la France dans une période d’épreuves majeures, qui grèvent en retour le moral économique.
Les craintes sont profondes et s’installent durablement, aux yeux des Français comme des décideurs :

  • Les projections concernant le niveau de vie en France poursuivent leur baisse : seuls 14 % des décideurs et 13 % des Français voient ce dernier s’améliorer d’ici un an.
  • Sur le front de l’emploi, l’anticipation est catastrophiste : 91 % des décideurs pensent que le nombre de chômeurs augmentera dans les mois qui viennent (+ 6 points depuis juillet) et 89 % des Français s’expriment en ce sens.
  • En ligne avec ces constats, les perceptions concernant l’évolution des opportunités professionnelles attestent d’un réel pessimisme de la part des décideurs et des Français dans leur ensemble. Seuls 16 % des décideurs et 17 % des Français considèrent ces opportunités comme importantes.

 
Le sentiment d’une réforme des retraites contracyclique


En regard de cette recrudescence des inquiétudes, la réforme des retraites apparaît–elle aux yeux des décideurs et aux Français comme une idée pertinente ? Après son adoption en première lecture à l’Assemblée nationale par l’article 49 al. 3, puis sa suspension en raison de la pandémie, le président de la République et le ministre de l’Economie ont récemment rappelé son bien-fondé et la nécessité de son accomplissement.


Pourtant, les décideurs comme les Français voient en cette réforme une idée contracyclique.

  1. Dans son principe, seuls 44 % des décideurs et 37 % des Français estiment que le chef de l’Etat doit « malgré le contexte. etactuel,par pointstenir »sa. promesse de 2017 de passer à un régime universel par répartition
  2. Si la réforme devait néanmoins être poursuivie, celle-ci devrait, aux yeux des personnes interrogées, être réorientée dans ses finalités et devenir un vecteur de soutien, en écho aux inquiétudes actuelles : « augmenter le minimum de pension fixé à 85% du smic (1000 euros) pour une carrière pleine » (77 % des Français, 76 % des décideurs), « revoir la prise en compte de la pénibilité dans le calcul de la pension ou de la durée d’activité » (respectivement 77 % et 74 %).
  3. S’impose le « paradoxe du financement » : alors que le ministre de l’Economie plaide (29 septembre, France Inter) pour une réforme des retraites permettant de contribuer à l’assainissement des dépenses publiques et à la réduction de l’endettement, l’opinion ne souhaite, pour la réforme des retraites, aucune contrainte de financement supplémentaire : ni « âge pivot » (seuls 40 % des Français, 44 % des décideurs le souhaitent), ni augmentation de la durée de cotisation (respectivement 30 % et 35 %), ni report de l’âge légal (29 % dans les deux cas). Seule l’idée d’une taxation supplémentaire des revenus du capital trouve grâce aux yeux des uns et des autres (53 % dans les deux cas)
  4. La réforme apparaît dangereuse en termes de mobilisation syndicale. Face aux intentions de mobilisation affichées par la CGT, 54 % des Français et 72 % des décideurs ne « comprendraient pas » que « la France se retrouve à nouveau bloquée, comme cela a été le cas l’hiver 2019, dans les prochaines semaines ».

La réforme des retraites, promue au forceps avant la pandémie, portée encore aujourd’hui par l’exécutif par fidélité à ses engagements et au nom d’arguments financiers, ne convainc ni les Français ni les décideurs. Comme si les enjeux du moment n’étaient plus de cet ordre, et comme si le coût financier et les risques sociaux n’étaient pas supportables. A l’heure d’une recrudescence des inquiétudes et du « quoi qu’il en coûte », la réforme des retraites paraît volontiers contracyclique.