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Julien Coulon : Retour sur l’expérience d’un startupper

Monter son entreprise est une aventure unique et intense. De l’euphorie, des contres coups; un projet abstrait qui se transforme en une chose utilise et concrète. En 2009, Julien Coulon crée Cedexis une startup qui conçoit des solutions pour aiguiller le trafic Internet vers les meilleures infrastructures cloud. Il a évolué avec cette startup et cette startup a évolué avec lui. Rencontre avec cet entrepreneur, qui nous livre son expérience de l'entrepreneuriat et du management en entreprise.

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CEDEXIS, L’AIGUILLEUR DU NET, SES DÉBUTS … À QUOI ÇA RESSEMBLAIT ?

Lorsque nous avons lancé CEDEXIS en 2009, c’était vraiment le stéréotype de la création de boîte internet – mon associé dans son grenier à Portland dans l’Oregon, moi dans un sous-sol, 9 h de décalage horaire, 2 ans et demi sans se payer, et un cumul de 33Millions de levée. Mon premier client, c’était Carla Bruni Sarkozy, qui venait de planter son site. J’ai réussi à le remettre en place en 23 minutes, c’était assez urgent pour son association et du fait qu’elle passait au 20heures. J’ai fini par travailler pour le gouvernement. En termes de stratégie, c’est ce que j’appelle l’erreur du « 5 degrés Est » – On sait où on veut aller, on a testé le marché, on a trouvé plein de prospects – et on se désaxe au premier client, ce qui fait que l’on perd beaucoup de temps.

 

AUJOURD’HUI LA BOÎTE A ÉTÉ RACHETÉE. COMMENT AVEZ-VOUS SÉLECTIONNÉ L’HEUREUX GAGNANT ?

En 2011, nous étions à l’équilibre sur le papier (car nous ne nous payions toujours pas) ; alors nous avons décidé d’ouvrir à l’international. En 2013, nous avions 23 propositions de rachats; Citrix a remporté la mise bien qu'ils n'étaient pas les plus offrants. Nous voulions continuer à nous développer et j’avais le choix entre apporter des solutions concurrentes ou me rapprocher de ces concurrents. Finalement, nous avons élaboré quelques partenariats.

 

COMMENT S’EST ARTICULÉE LA PASSATION ?

Cedexis, nous l’avons créé, donc il y a forcément eu beaucoup d’appréhension au moment de la transmettre. Nous avions créé une famille et nous devions nous assurer que l’équipe allait être bien traitée. C’est beaucoup de charges émotionnelles car nous avions donné beaucoup de sens à ce que nous faisions. Alors certes, le plus grand défi de l’entrepreneur reste de pouvoir gérer en continu les montagnes russes, dans les moments difficiles, on se dit « je suis en train d’améliorer l’expérience utilisateur de milliards de personnes par jour sur la planète grâce à ce que nous avons créé, inventé » –  et cela fait prendre du recul sur beaucoup de choses. Donner du sens, toujours et encore.

 

POURQUOI ÊTRE RETOURNÉ À L’ÉCOLE DEPUIS CE RACHAT ?

Autodidacte, je voulais adosser un côté académique à toutes ces intuitions qui ont guidé mon comportement d’entrepreneur. Je fais un EXECUTIVE MBA À HEC PARIS avec beaucoup de plaisir et je taquine souvent ma zone d’inconfort. J’en profite pour y donner quelques cours. En parallèle, j’aide pas mal de sociétés dans leurs développements, j’ai pris des places aux conseils d’administration de Recommerce, Alcméon, et HiBruno ; coaching en incubateur ; expertise pour la BPI ; entrepreneur in residence pour des fonds d’investissement et je participe à une association sur la protection des lanceurs d’alertes.

 

DES CONSEILS POUR CELUI QUI VEUT SE LANCER ?

Il faut déjà se demander si son conjoint ou sa famille est partant dans ce projet, car c’est un projet prenant qui impactera immanquablement la famille. Si on ne respecte pas cela, ça peut générer le phénomène des trois D : dépression, divorce, dépôt de bilan. Le second conseil, c’est d’avoir un coach. Bien s’entourer est essentiel; j’avais un coach dès le début, qui m’a beaucoup aidé dans de nombreuses situations.

 

Aussi, ne pas lever de l’argent ne veut pas dire que c’est un échec. Il n’y a aucune raison de se glorifier d’avoir levé de l’argent. Pourquoi ? « When you raise money, your company is changing. It’s no more your company » dixit mon investisseur. Nous avons souvent du mal à l’imaginer, à l’accepter, à faire avec. Lors des sélections d’investisseurs, il faut aussi contacter les boîtes où cela s’est mal passé et ou la boite à planté. Çela permet de comprendre comment l’investisseur réagit dans les moments difficiles – c’est aussi un gage de crédibilité vis à vis de l’investisseur. Travailler avec des investisseurs, c’est se marier en sachant que l’on va divorcer. Il faut d’autant plus apprendre à se connaitre.

 

Ecouter son intuition et ne rien lâcher, c’est réellement ma philosophie. L’âge moyen d’un créateur d’entreprise c’est 38 ans. Sortir de l’école et se lancer directement n’est pas forcément ce que je recommanderais aussi surprenant que cela puisse paraitreL’échec fait partie de l’aventure entrepreneuriale mais c’est aussi une responsabilité et il est bon de bien réfléchir avant, de prendre son temps sur le comment et le pourquoi. Par exemple, les boîtes qui changent de direction, ce n’est pas forcément un bon signe, car cela veut dire qu’elles n’ont pas assez réfléchi pour essayer d’anticiper. Le travail du fondateur, c’est aussi de créer pleins de scénarios possibles et d’anticiper un maximum de situation. Définir un cap et apprendre aux équipes à être le plus autonome possible. Si j’ai réussi à avoir ces équipes exceptionnelles, c’est aussi parce qu’il y avait beaucoup de bienveillance et qu’elles n’hésitaient pas à lever la main en cas de doute. Je savais ce que je ne voulais pas faire – d’après mes différentes expériences dans les anciennes boîtes, la façon dont on m’avait « managé » avant.

Poursuivre la lecture: ENTREPRENEURIAT : IL N’EST JAMAIS TROP TARD POUR SE LANCER