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A propos

Rencontre avec Christine Tovee, mentor du CDL

Christine Tovee a eu une longue carrière dans le secteur aéronautique et spatial, des deux côtés de l'Atlantique, notamment en tant que directrice technique (CTO) d'Airbus Group North America. Elle est aujourd’hui consultante pour des start-up basées à Toronto, pour les aider à définir leur feuille de route technologique, et les conseiller en matière de stratégie et d’architecture organisationnelle. Elle est également membre du Comité consultatif sur l’espace du Canada. Ces deux dernières années, elle est intervenue en qualité de mentor dans le cadre des initiatives sur l’espace et la blockchain du programme CDL-Toronto de la Rotman Business School de l'université de Toronto. Elle interviendra également comme mentor dans le cadre du programme Creative Destruction Lab (CDL) d’HEC Paris qui débute au mois d’octobre 2020.

 
© Christine Tovee

Comment s'est déroulée jusqu’ici votre expérience de mentor du programme CDL à Rotman ?

Christine Tovee : C’était très stimulant. Nous sommes dans une période que nous appelons New Space, où les entreprises innovantes et les nouvelles technologies s'ouvrent à une industrie spatiale beaucoup plus vaste et plus agile. Il est essentiel de faire découvrir l’aspect technologique  (et c’est d’ailleurs ce qui intéresse avant tout les personnes attirées par l’espace) à tous ceux qui n’ont connu jusqu’à récemment que des programmes spatiaux financés par des fonds publics. Nous proposons un business model plus dynamique et réactif, dans le cadre du réseau de mentorat soutenu par Rotman et son programme CDL. Cela a eu un réel effet transformateur pour le secteur spatial.

Transformateur ?

Absolument. Pour les entreprises spatiales, pouvoir compter sur le soutien potentiel du capital privé est nouveau. Des individus lèvent des capitaux auprès d’entreprises comme Wyvern par exemple, par le biais de business angels et d’un financement par capital-risque, plutôt que dans le cadre de contrats gouvernementaux : ceci transforme le secteur. Kepler Communications, qui se porte très bien, constitue une autre illustration. Quand je les ai rencontrés pour la première fois, nous étions confrontés à un problème technologique que nous essayions de résoudre depuis des décennies chez Airbus Space. Ils sont parvenus à trouver une solution à une échelle très petite et agile. Les entreprises spatiales appréhendent leur flux de données différemment, faisant de l'accès aux données un outil très démocratique. Voyez l’exemple des agriculteurs, qui utilisent des données produites par l’imagerie satellite pour gérer leurs cultures.

Le CDL tente d’optimiser le potentiel des sociétés de lancement privées, sur un marché autrefois dominé par les agences spatiales publiques et leurs capacités de lancement (les Big Six). Rotman et les programmes CDL ont montré qu'il existe des entreprises flexibles capables de rivaliser, grâce à leurs nouveaux business models.

© Creative Destruction Lab
© Creative Destruction Lab

Associer des technologies de qualité à de bonnes pratiques business

Vous avez une longue expérience des cultures d'entreprise en Amérique du Nord comme en Europe. Selon vous, en quoi l'expérience proposée par le CDL  Paris pourra-t-elle se distinguer ?

D’une certaine façon, je pense que ce sera similaire. Les entreprises et les promotions sont très confiantes sur le plan technologique et ont de bonnes idées en ce domaine. Le CDL consiste avant tout à partir d’une technologie intéressante pour en faire une entreprise. Je pense que mon expérience devrait être aussi stimulante et intéressante à Paris qu'à Toronto, les écosystèmes business en Europe et en Amérique du Nord étant semblables.

Notre modèle nord-américain qui consiste à aller plus vite, en demandant aux promotions d’en faire toujours plus, pourrait constituer un défi. Ce n'est pas quelque chose de si répandu en Europe : peu importe vos performances de la veille, vous devez être encore meilleur aujourd'hui. Il s’agit donc d’une question de vitesse… il s’agit aussi d’accepter les critiques et les commentaires sincères. Ces réponses doivent être utilisées pour bâtir un business plus efficace. En Europe, les réunions sont plus hiérarchisées et courtoises. Le CDL va bouleverser la donne.

Comme consultante pour plusieurs start-up de Toronto, vous avez l'habitude de partager votre expérience dans l'industrie spatiale. Dans quelle mesure est-il important d’apporter sa contribution en tant que mentor ?

Eh bien, ça me fait réellement plaisir. Il est également formidable de voir où en sont ces jeunes entrepreneurs dans leur parcours. Il y a une véritable ouverture d'esprit pour tenter quelque chose d'original. Il suffit parfois d’un peu de rigueur, pour que les idées se concrétisent au travers des process. Je suis consciente des avantages des petites organisations agiles. J’aide à créer une vision d'entreprise sur la façon de reproduire un succès. Il ne s’agit pas d’une réalisation unique, mais de succès récurrents, pour en faire une entreprise durable. Pas seulement un produit, une innovation, mais s’efforcer de tirer parti de tout ce qui est fait. Lorsque vous investissez un dollar ou un euro, vous devez savoir quelle valeur en tirera votre client et votre entreprise.

Vous défendez depuis longtemps la place des femmes dans le leadership technologique. Observez-vous des évolutions positives en la matière ?

Oui, notamment dans les communautés de mentorat et les communautés CDL, où davantage de femmes font de belles carrières et apportent aujourd’hui leur contribution. Le CDL pilote un programme très réussi au lycée, dans le cadre duquel des jeunes femmes participent à des sessions, où elles vont, par exemple, me suivre pendant toute une journée. Elles sont engagées, ont des idées et de réelles aspirations pour le monde dans lequel nous vivons. Le programme leur permet de se faire une idée de l’entrepreneuriat, il ne s’agit pas seulement d’un travail universitaire.

Mais globalement, il reste encore du travail à faire, par exemple pour intégrer des femmes, ainsi que des minorités, au sein du CDL, en tant que créatrices d’entreprises au sein du programme. Elles ont du mal à mobiliser des capitaux, nous devons renforcer leur représentativité au sein des entreprises.

© Creative Destruction Lab
© Creative Destruction Lab

Vous vous intéressez également à l'impact de la science et de la technologie sur les défis sociaux. À votre avis, comment le CDL contribue à ce débat très actuel ?

Pour ce qui concerne la crise actuelle, le programme CDL-Recovery organisé pendant l'été, et dont je suis également mentor, a beaucoup fait pour affronter ces défis. Nous observons le déficit d'information créé par la pandémie et tentons de trouver des solutions aux crises de la chaîne d'approvisionnement et aux difficultés en termes de reprise économique. Le CDL a appliqué sa méthodologie aux problèmes concrets provoqués par la crise sanitaire : le chômage, les chaînes d'approvisionnement, la survie de l'économie. Il existe une technologie qui nous permettra de résoudre ces problèmes. L’amener à un niveau de maturité plus rapidement aura un impact sur le niveau de réponse.

Je vois le programme CDL Paris de la même façon. L’accent mis sur les questions de changement climatique traduit le message suivant : « Voici les grands défis, focalisons-nous sur des réponses agiles et fondées sur la technologie qui génèrent de la valeur au profit des individus, des parties prenantes, des clients, etc » C’est une approche essentielle, et appropriée.

Durant votre carrière, vous avez travaillé sur le système de télécommunications par satellite Skynet V qui, à l’époque, constituait le plus grand partenariat d’investissement public-privé à l’échelle mondiale. Pensez-vous que ce genre de collaboration a un avenir ?

C’est une bonne question. La question du partenariat public-privé est aujourd’hui revisitée et connaît une véritable renaissance. Il y a dix ou quinze ans, il s’agissait d’un mécanisme-clé pour les grands projets. Ce mécanisme commence aujourd’hui à être remis en question.

Je pense que c’est important, la sphère publique a toujours un rôle à jouer pour apporter plus de science dans l’innovation. Le CDL prend le relais à ce moment-là. De nombreuses idées à un stade précoce sont issues des laboratoires universitaires, ayant reçu des subventions gouvernementales à l'innovation, si bien qu’elles ont un potentiel d’investissement. La relation entre le CDL et les institutions publiques est essentielle. Cela nous permet de parvenir à un point où le capitalisme normal peut apporter sa contribution, à savoir prendre un risque. Nous envisageons d’autres modèles où les gouvernements sont les clients « de référence ». Avec un client « de référence », les entreprises peuvent établir des projections précoces de revenus et convaincre les investisseurs que leur innovation est réellement appréciée. C’est une nouvelle façon de parler de partenariats public-privé.

Voir le site du CDL

 

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