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Le rôle de l’éthique et de la morale dans la gestion des organisations

Aux prises avec les défis posés par le respect de l’éthique dans le paysage actuel des affaires, Gérard de Maupeou, professeur en stratégie à HEC Paris, souligne l’importance d’un leadership engagé. Il expose également la place de l'éthique en entreprise, le rôle de la responsabilité sociale des entreprises et les raisons pour lesquelles une organisation ne devrait jamais perdre de vue ses valeurs.

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Éthique et valeurs dans le contexte des affaires

« Selon moi, l’éthique consiste à avoir un code moral : ce qui se fait et ce qui ne se fait pas... », déclare le professeur Gérard de Maupeou. « Les valeurs sont quant à elles plutôt individuelles, davantage liées à la façon dont les gens se comportent. » La loi, selon lui, est ainsi une simple façon de formaliser l’éthique, même si ce qui est parfois accepté comme loi peut se révéler contraire à l’éthique. L'optimisation fiscale en Europe, par exemple, a beau être légale, cependant, est-il éthique de payer des taxes dans un autre pays ? Cela n’est pas certain.

Pour évoquer l’éthique et les valeurs dans un contexte d’entreprise, il faut prendre en considération les clients, les employés et les autres acteurs. L’éthique et les valeurs d’une organisation sont aujourd’hui une vraie préoccupation pour un nombre grandissant de futurs employés. Les entreprises sont amenées à revoir leur éthique pour obtenir la considération des employés, leur donner satisfaction, et ainsi attirer de nouveaux talents. « C’est très simple : quelle que soit votre entreprise, il est impossible d’ignorer l’éthique », expose le professeur.

Leadership éthique

« Un leader engagé est une personne capable de diriger une compagnie en incarnant toutes les attentes en termes de valeurs de la part des différents acteurs de l’entreprise », explique le professeur Gérard de Maupeou. Quelles sont les valeurs d’une entreprise ? Il y a bien sûr des valeurs pré-requises, telles que l’honnêteté, le respect, la transparence, etc. Mais les entreprises possèdent également des valeurs propres. Facebook, par exemple, compte cinq valeurs clés : se concentrer sur l’impact, agir vite, être audacieux, être ouvert et construire de la valeur sociale.

L’éthique et les valeurs rapportées à la RSE

La responsabilité sociale des entreprises (RSE), selon le professeur Gérard de Maupeou, est la reconnaissance des responsabilités sociales que doivent remplir les organisations. En inscrivant la RSE dans leur ADN, les entreprises augmentent la satisfaction au travail tout en aidant la société et la planète.

Les réseaux sociaux jouent un rôle fondamental dans la RSE. « Grâce aux réseaux sociaux, on peut facilement faire beaucoup de bruit », rapporte le professeur. Le comportement éthique à l’ère des réseaux sociaux est de plus en plus dans le viseur. Par exemple, exposer les pratiques professionnelles et les conditions inacceptables de travail dans un atelier clandestin peut mener au boycott. Le « bruit qui court » sur les réseaux sociaux peut se révéler dévastateur pour la réputation d’une entreprise. D’un autre côté, comme l’indique le professeur, tout est relatif. Chaque culture possède des valeurs différentes, et ce qui est considéré immoral dans une partie du monde peut se révéler acceptable ailleurs. Les réseaux sociaux ne font qu’exacerber les clivages potentiels entre cultures.

Ceci dit, l’impact des réseaux sociaux n’est pas toujours aussi puissant, comme l’a montré il y a trois ans le scandale Volkswagen. Même après avoir appris que le constructeur automobile trichait concernant les tests d’émission de gaz aux États-Unis et sur d’autres marchés européens, de nombreux clients ont continué à acheter des voitures de la marque, et les ventes se sont plutôt bien maintenues.

L’intérêt commercial à gérer une firme selon une éthique et des valeurs fortes

Diriger une entreprise avec une éthique et des valeurs claires ainsi qu’un fort engagement en termes de responsabilité sociale prend tout son sens dans le monde des affaires. Edward Freeman, professeur américain d’administration des affaires, invité par le professeur de Maupeou pour prendre la parole à HEC Paris, avance que les entreprises du XXIe siècle n’ont d’autre choix que d’être socialement responsables, sous peine de cesser d’exister. Questionné par des étudiants sur ce qu’il faudrait pour que les dirigeants d’entreprises deviennent plus responsables socialement, le professeur Edward Freeman a formulé cette excellente réponse : la meilleure motivation, selon lui, est de pouvoir rentrer chez soi fier du travail accompli, soir après soir, de transmettre à ses enfants les raisons de sa fierté, et d’agir de la même façon à la maison et au travail.