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Institut d’Entrepreneuriat et d’Innovation

HEC Paris au Paris-Saclay SPRING 2026

Paris-Saclay SPRING 2026 : les start-up HEC au cœur du premier pôle deeptech européen

Le 2 juin dernier, le Technocentre Renault Group accueillait l'édition 2026 de Paris-Saclay SPRING. L’équipe HEC Paris y était présente aux côtés de neuf start-up issues du programme Challenge+, venues à la rencontre des industriels, investisseurs et laboratoires de l'écosystème. Retour sur cet événement.

Le rendez-vous incontournable de la deeptech française

Organisé par l'EPA Paris-Saclay, Renault Group et Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris-Saclay SPRING s'est imposé en quelques éditions comme le grand rendez-vous annuel de l'innovation technologique francilienne. Sa promesse tient en une formule : « la deeptech rencontre le business ».

Le territoire qui l'accueille n'est pas un cluster parmi d'autres : le plateau de Paris-Saclay concentre 70 000 étudiants, 16 000 enseignants-chercheurs, 7 instituts de recherche et 2 pôles académiques. On y trouve 15 % de la R&D privée française et 21 % de la recherche académique nationale, un patrimoine scientifique qui compte cinq prix Nobel et onze médailles Fields. C'est, à ce jour, le premier pôle deeptech européen.

SPRING n'est pas un salon où l'on flâne. Chaque profil y vient avec un objectif précis, et le format est construit pour qu'il soit atteint avant la fin de la journée.
 

Pourquoi HEC Paris était présent

Il y a un moment, dans la vie d'un projet deeptech, où la science cesse d'être le problème. Le procédé fonctionne, le brevet est déposé, les résultats tiennent et c'est là que tout peut se compliquer : à qui vendre, à quel prix, avec quel modèle, sur quel marché en premier ? C'est précisément le terrain d'HEC Paris, en particulier du programme HEC Challenge +.

Depuis plus de trente ans, le programme Challenge+ accompagne des ingénieurs, des docteurs, des chercheurs dans un passage étroit : transformer une technologie en entreprise. Neuf mois pour éprouver un modèle économique, choisir un marché d'entrée, structurer un financement, et endosser une posture de dirigeant. 

Céline Largeau et Gaëlle Guyader, cofondatrices de la start-up CGREEN, le racontent : c'est la formation Challenge+ qui leur a permis de structurer leur projet de fibre de carbone biosourcée et de valider que la start-up était bien le bon véhicule pour le porter. Deux ans plus tard, elles levaient 2,3 M€ et installaient leur ligne pilote près de Nantes.

 

Neuf start-up présentes, issues du programme HEC Challenge +

Neuf entreprises issues du réseau HEC Challenge+ ont fait le déplacement et tenu leurs rendez-vous tout au long de la journée :

  • BEAMS, spin-off du CNRS et de l'Université Paris-Saclay co-fondée par Virginie Simon, Estelle Villedieu de Torcy, Laurent Ménard et Stéphane Palfi, lauréate du Pitch Contest INPI-OMPI x HEC Challenge+ à VivaTech en juin, développe une sonde chirurgicale intelligente qui utilise la médecine nucléaire pour localiser les cellules tumorales pendant l'opération et réduire les réinterventions.
     
  • CEMENTIC, biotech dentaire cofondée par le Dr Samir Raddi et Thierry Cauche (diplômé d'HEC), intègre des liposomes dans les ciments endodontiques pour améliorer la désinfection des dents dévitalisées, et a bouclé début 2026 une levée de 4 M€ menée par le club d'investissement Blast.
     
  • CGREEN, cofondée par les ingénieures Gaëlle Guyader et Céline Largeau, produit une fibre de carbone biosourcée à partir de cellulose recyclée, avec un impact CO₂ divisé par trois à performances mécaniques équivalentes.
     
  • CLICKNCRYPT, spin-off du CEA-List cofondée par Olivier Héron et Kevin Legavre, industrialise le chiffrement entièrement homomorphe (FHE) : traiter des données sensibles sans jamais les déchiffrer, pour la défense, la santé ou la finance.
     
  • DIAGANTE, startup medtech issue de l'UVSQ Paris-Saclay et de l'AP-HP cofondée par Cécile Chevalier (diplômée d'HEC), Martin Rottman et Virginie Lebidois, a développé le dispositif TISSUtainer® qui préserve et prépare les biopsies solides entre le bloc opératoire et le laboratoire pour fiabiliser le diagnostic des infections ostéoarticulaires.
     
  • DOCNKIT, fondée par le Dr Clément Javelle, médecin généraliste et urgentiste, est une application de régulation médicale grand public qui aide les patients à décrire leurs symptômes et à s'orienter vers le bon niveau de soin.
     
  • OMNIRIS, cofondée par Julien Dreveton et Dalila Guessoum, est une plateforme logicielle d'IA souveraine qui traduit les engagements ESG et financiers des établissements financiers en trajectoires mesurables et comparables.
     
  • ORASUNA, cofondée par les chercheurs INRAE Christine Delorme, Pascal Leuraud, Vincent Juillard et Séverine Layec, développe des solutions innovantes de régulation du métabolisme humain, sous forme de complément alimentaire, pour traiter les désordres métaboliques et prévenir la maladie.
     
  • PERSEA, cofondée par Sophie de Ferrières, Olivier Pellerin et Marc Sapoval, est une startup biotech qui développe BioTrojan, un médicament de thérapie innovante contre les cancers solides, le cancer du foie en première indication, qui détruit la tumeur tout en produisant un effet vaccinant contre la récidive.

Matériaux, santé, cybersécurité, transition environnementale : la diversité des secteurs représentés donne une bonne mesure de ce que recouvre aujourd'hui le terme « deeptech ». Toutes partagent le même défi : passer de la preuve scientifique à la traction commerciale, et le même besoin : rencontrer les bons interlocuteurs industriels au bon moment.

L'événement a aussi permis de retrouver plusieurs partenaires clés du programme HEC Challenge+ présents sur le site : l'INPI, le CEA, Dassault Systèmes (via son 3DEXPERIENCE Lab), SLB, l'Institut des Carnot et le Paris-Saclay Cancer Cluster (PSCC). Autant d'acteurs indispensables entre la recherche et l'industrie.

 

Le SPRING 120 : les acteurs franciliens qui font émerger l’innovation deep tech

L’événement met également en lumière les acteurs qui font émerger les innovations deeptech au travers de la liste SPRING 120. Cette année, exit le label SPRING 50, qui distinguait depuis 2021 les cinquante start-up deeptech de l'année. Place au SPRING 120, une sélection élargie à l'ensemble de la chaîne de valeur : 24 start-up en levée de fonds, 10 projets de (pré)maturation issus des laboratoires, 19 lieux d'innovation, 30 acteurs de la recherche publique et 34 grands industriels.

Aux côtés de Renault Group, Safran, TotalEnergies, EDF, IBM, Danone, ou encore Stellantis, on y trouve le CEA-List, l'INRAE, l'ONERA, l'Université Paris-Saclay, l'Institut Polytechnique de Paris et HEC Paris, référencée parmi les lieux d'innovation du territoire au titre de son Institut d'Entrepreneuriat & Innovation.

Cinq start-up du réseau HEC Paris figurent dans la sélection des 24 start-up de la liste :

  • PERSEA (Sophie de Ferrières, CEO), issue du programme HEC Challenge +
  • CLICKNCRYPT (Olivier Héron, CEO), issue du programme HEC Challenge +
  • CGREEN (Céline Largeau, CEO), issue du programme HEC Challenge +
  • Papillio.bio (Chiara Cespi Polisiani, CEO), issue du programme WE4G
  • Aerleum (Sébastien Fiedorow, CEO), issue du programme CDL-Paris

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