Trois étudiantes d’HEC Paris à l’Entente Cordiale Day Challenge 2026
Les 7 et 8 avril, trois étudiantes de la Grande Ecole ont vécu une expérience académique hors du commun en participant à l’Entente Cordiale Day Challenge. Pour être sélectionnées, Maud Archer, Danaé Deleest et Alice Faure ont planché sur le thème « Conflits, technologies et sécurité mondiale » et présenté un dossier de 5000 mots sur l’idée d’une « CopTech ». Si elles ont obtenu la 5ème place de cette compétition internationale, elles ont surtout fait une série de rencontres et de découvertes inoubliables, de l’Ecole militaire au Château de Breteuil, en passant par l’Hôtel des Invalides.
De gauche à droite, Maud Archer, Danaé Deleest et Alice Faure lors de leur présentation orale dans l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne le 8 avril (photographie : Claude Bigeon)
Pour sa deuxième édition, l’Entente Cordiale Challenge a compté plus de 700 participants issus de plus de 35 établissements français et britanniques. Ce concours, auquel HEC participait pour la première fois, a pour objectif de fédérer des étudiants de disciplines variées pour qu'ils proposent des solutions innovantes à des défis mondiaux. Il s’agit d’abord de soumettre un dossier, puis pour les groupes finalistes, de se rencontrer et passer un oral face à un jury d’experts.
Une compétition au cœur des enjeux contemporains
Malgré des sensibilités différentes aux sujets de sécurité, défense ou souveraineté, un intérêt partagé pour la géopolitique a permis aux trois étudiantes de progressivement construire une approche commune. Dans un cours mené par Alexandre Châtillon en automne dernier, elles ont imaginé une instance qu’elles ont baptisé « CopTech ». Inspirée des COP environnementales, Danaé la définit comme « une conférence internationale consacrée à la régulation des technologies émergentes et de leurs impacts sur la sécurité mondiale. Réunissant États, entreprises et société civile, elle viserait à adapter le droit international aux nouvelles conflictualités numériques, encadrer les usages technologiques civils et promouvoir des innovations au service de la paix. »
Rodées à l’exercice de la dissertation, ce travail les a amenées à dépasser une approche purement analytique pour proposer des solutions concrètes et « contribuer à leur hauteur aux réflexions sur des questions d’actualité », explique Alice.
Toutes les trois ont également intégré, grâce au Challenge, un réseau composé de professionnels de la défense, de la cybersécurité et des relations internationales, dès l’annonce début 2025 de leur sélection. En se rendant, par exemple, au Forum de Paris pour la Défense et la Stratégie, elles ont pu découvrir et comprendre les points de vue et intérêts d’acteurs du monde militaire et du secteur industriel.
Des échanges dans un cadre privilégié
Les 20 groupes finalistes ont été réunis à Paris pour deux journées mémorables. Des étudiants de, côté britannique, Cambridge, Oxford, LSE, ou encore King’s College, et côté français, la Sorbonne, l’EDHEC, l’ESCP, ou bien Sciences Po, ont ainsi pu enfin se rencontrer.
Les intervenants qui se sont adressés à eux les ont impressionnés tant par leur fonction que par leur discours. Maud mentionne notamment ceux d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès des Armées et des Anciens combattants, et du Général Sir Adrian Bradshaw, Gouverneur du Royal Chelsea Hospital, équivalent britannique de l’Hôtel des Invalides.
Au regard de l’actualité internationale, volatile et complexe, « ils ont fait passer des messages qui ont fortement marqué les esprits de chacun des étudiants ». En résumé, il leur a été demander de rassembler leur intelligence et leurs connaissances pour construire un futur apaisé.
Quelques minutes auparavant, la centaine de participants avaient eu l’opportunité de visiter le tombeau de Napoléon, privatisé pour l’occasion. La journée avait commencé par une conférence à l’Ecole militaire, et s’est achevée par un concert dans la Cathédrale Saint-Louis-des-Invalides.
Le grand oral à la Sorbonne
C’est dans l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne que les finalistes ont défendu leur projet. Les étudiantes ont présenté la CopTech avec synthèse et conviction devant un jury exigeant, composé à la fois d’experts venant du monde académique et de hauts gradés.
Le soir même, les résultats ont été annoncés lors d'un gala réunissant l'ensemble des finalistes dans le décor unique du Château de Breteuil, dans les Yvelines. Les trois étudiantes d'HEC Paris ont décroché la cinquième place, une performance remarquable pour une première participation de l'Ecole à cette compétition.
HEC Paris, catalyseur d’engagement international
À travers leur parcours, Alice, Danaé et Maud incarnent la capacité d'HEC Paris à former des profils engagés, capables de comprendre et agir dans des environnements internationaux en constante évolution.
En favorisant des initiatives pédagogiques innovantes et portant sur les grands enjeux, l'École confirme sa mission de tremplin vers des expériences à fort impact. L’Entente Cordiale Challenge leur a permis de représenter HEC face à des établissements prestigieux, et de montrer que leur formation leur permet d’aborder des sujets au-delà du monde des affaires.
Riches de cette expérience, les étudiantes encouragent leurs camarades à tenter l'aventure. Danaé envisage d'ailleurs de se présenter à nouveau l'an prochain, pour l'édition 2027 dont la finale se tiendra cette fois à Londres.