Un nouveau Policy Paper de HEC Paris propose une “transparence intelligente au niveau des produits” pour concilier régulation durable européenne et compétitivité
Une équipe de chercheurs de HEC Paris présente un nouveau modèle destiné à simplifier le reporting de durabilité, à réduire les coûts pour les entreprises et à renforcer la compétitivité mondiale de l’Europe. Alors que l’Union européenne revoit ses cadres de reporting en matière de durabilité, un nouveau Policy Paper de HEC Paris — “Squaring Disclosure Regulation and Competitiveness” — propose une approche innovante pour aligner transparence et compétitivité.
Dirigé par Brian Hil, directeur de recherche au CNRS et directeur académique du Centre Inclusive Economy à HEC Paris, et réalisé avec des membres de l’Institut Sustainability & Organizations, le rapport appelle à un changement de paradigme : passer du reporting au niveau de l’entreprise à une divulgation “intelligente” centrée sur chaque produit. Il propose pour cela un système numérique et standardisé de fiches d’évaluation, une sorte de scorecard pour chaque produit, qui mise sur l’automatisation, la comparabilité et la transparence.
Cette architecture innovante permettrait aux entreprises de communiquer leurs données plus efficacement, d’éviter les redondances et d’assurer une concurrence plus équitable entre entreprises européennes et non européennes. En rendant les données de durabilité disponibles au niveau des produits, elle pourrait également donner aux consommateurs, investisseurs et décideurs politiques les moyens de prendre des décisions mieux informées.
“Une transparence intelligente au niveau des produits peut aider l’Europe à rester ambitieuse en matière de durabilité, tout en allégeant la charge de reporting pour les entreprises et en renforçant son influence à l’échelle mondiale”, explique Brian Hill.
Le Policy Paper s’appuie sur des entretiens réalisés avec des décideurs et experts de la durabilité, dont Pascal Canfin (député européen), Virginie Chauvin (directrice RSE et associée, Forvis Mazars), Pascal Dagras (développeur de l’outil de mesure d’impact Ecobalyse), ainsi que des représentants du Commissariat Général au Développement Durable (Ministère de la Transition Écologique), Elisabeth Gambert (directrice RSE et affaires internationales, Afep), Gaël Lamant (responsable de la task force CSRD et associé, Forvis Mazars), un membre du groupe de travail “ESRS Simplification” à l’Autorité des Normes Comptables, Sébastien Mandron (directeur RSE, Worldline), membre du bureau du C3D, Alexis Normand (CEO & cofondateur de Greenly), Martin Sandbu (chroniqueur économique européen, Financial Times), et Gilles Vermot Desroches (Chief Corporate Citizen).
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