Couverture médiatique d'HEC Paris dans la presse francophone
Dans Les Échos, le plan de 500 milliards d’euros pour relancer l’économie allemande de Friedrich Merz inquiète Bruxelles en raison de sa possible incompatibilité avec les règles européennes de stabilité. Armin Steinbach, professeur à HEC Paris, y analyse la complexité juridique et politique de cette stratégie, soulignant que l’Allemagne pourrait poser un problème à l’Europe malgré sa bonne santé budgétaire.
Nommé meilleur jeune économiste 2025, Antonin Bergeaud, professeur à HEC Paris, répond aux questions du Monde et appelle à un sursaut européen pour investir massivement dans l’intelligence artificielle et rattraper le retard en productivité. Il regrette que l’Europe ait sacrifié l’innovation technologique au profit d’un modèle centré sur la redistribution et la régulation, au détriment de sa compétitivité face aux États-Unis et à la Chine. Selon lui, l’Europe dispose des savoirs et des moyens, mais doit impérativement mobiliser ses entreprises et renforcer ses politiques industrielles pour transformer la recherche en innovation concrète.
Dans Le Temps, Jeremy Ghez, professeur à HEC Paris, analyse la stratégie douanière de Donald Trump comme une approche transactionnelle empruntée au monde de l’immobilier, fondée sur l’excès pour tester les lignes rouges de ses partenaires. Il souligne que la Chine a su s’adapter à cette logique en « donnant à Trump ce qu’il veut pour obtenir ce qu’elle souhaite », ce qui a mené à une désescalade commerciale provisoire.
Politico relaie les résultats d'une étude conduite par WeAreEurope en partenariat avec HEC et qui révèle que 61 % des entreprises concernées par la directive CSRD se déclarent satisfaites de ce nouveau cadre de reporting environnemental et social. Alors que la Commission européenne envisage un recul du texte, l’étude — supervisée notamment par François Gemenne, professeur à HEC Paris — souligne que la majorité des professionnels perçoivent la CSRD comme un levier de souveraineté plutôt qu’un frein à la compétitivité.
Dans une tribune publiée dans Le Monde, le professeur à HEC Paris Yann Algan révèle un clivage idéologique croissant entre jeunes femmes et jeunes hommes en France, fondé sur des trajectoires divergentes de bien-être, de confiance et d'engagement politique. Son étude montre que les jeunes femmes, plus à gauche, se sentent davantage en insécurité et s’éloignent de l’offre partisane, tandis que les jeunes hommes, plus défiants, penchent vers la droite radicale. Cette polarisation genrée, plus marquée en France que chez ses voisins européens, interpelle sur la nécessité de recréer un dialogue au sein de la jeunesse.
Dans une tribune publiée dans Maddyness, Étienne Krieger, expert en finance entrepreneuriale et professeur à HEC Paris, compare la course mondiale à l’intelligence artificielle à la guerre de Troie, soulignant que le vainqueur ne sera pas nécessairement le plus fort mais le plus rusé. Il analyse la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine, la posture régulatrice de l’Europe et l’émergence de l’Inde comme acteur stratégique, en mettant en lumière les risques de fragmentation ou d’escalade militaire liés à l’IA.
Libération revient sur la stratégie de Nestlé pour relancer la marque Perrier à travers « Maison Perrier », une gamme de boissons aromatisées lancée pour contourner les contraintes réglementaires pesant sur l’eau minérale naturelle. Gachoucha Kretz, professeure de marketing à HEC Paris, analyse cette manœuvre comme une diversification habile, qui s’appuie sur l’image de marque existante pour séduire les jeunes consommateurs, notamment la génération Z. Selon elle, cette « ombrelle stratégique » permet à Nestlé d’explorer des segments porteurs à l’international tout en minimisant les risques liés à la crise sanitaire de la source historique.
Dans RSE Data News, François Gemenne, professeur à HEC Paris et co-auteur du GIEC, dévoile les résultats de sa dernière étude : au-delà d’un certain seuil, les émissions de CO₂ d'un pays n'améliorent plus l'indice de développement humain (soit le bien-être). Il plaide donc pour une nouvelle approche pour répartir les efforts climatiques selon le niveau réel de développement humain des pays.
Sur la matinale deFrance Inter, le professeur à HEC Paris Yann Algan alerte sur la « grande désillusion » que ressent une jeunesse pourtant désireuse de travailler, mais confrontée à un fort décalage entre aspirations et réalité professionnelle. Selon l’étude qu’il a co-signée pour l’Institut Montaigne, les jeunes placent la rémunération, la qualité de vie au travail et l’indépendance en tête de leurs priorités, mais se heurtent à des conditions perçues comme insatisfaisantes, voire violentes pour les plus fragiles. Cette enquête appelle les employeurs à mieux écouter cette jeunesse, dont les revendications sont « légitimes » et cruciales pour l’avenir du monde du travail.
D’après une enquête de l’Institut Montaigne co-signée par Yann Algan, professeur à HEC Paris, et relayée dans Le Monde, les jeunes les plus satisfaits de leur vie sont paradoxalement ceux qui se sentent les plus proches de la droite radicale, contrairement aux idées reçues. Cette étude révèle un changement de paradigme : la radicalité politique des jeunes ne naît pas de la frustration professionnelle, mais de déterminants identitaires, culturels et émotionnels.