Aller au contenu principal
L'école

HEC Paris met en lumière cinq ans d’engagement en Afrique et la montée de trajectoires d’impact et de retour

HEC Paris met en lumière cinq ans d’engagement en Afrique et la montée de trajectoires d’impact et de retour

A l’occasion d’un petit-déjeuner presse organisé le jeudi 2 avril à Station F, le plus grand incubateur de start-ups au monde, HEC Paris a dressé le bilan de cinq années d’accélération de son déploiement stratégique en Afrique. L’occasion, pour l’école, d’affirmer une conviction forte : l’Afrique ne se résume pas un vivier de talents à former, mais s’impose comme un espace d’ancrage, d’innovation, d’entrepreneuriat et de leadership, où se dessinent de nouvelles trajectoires de réussite, de retour et d’impact.

Un modèle de développement articulé autour de trois leviers

Depuis 2007, HEC Paris propose des formations destinées aux dirigeants en Afrique et a enregistré une croissance significative de ses activités sur le continent au cours des cinq dernières années. 

Une dynamique qui s’inscrit dans la vocation profondément internationale de l’École, qui rassemble aujourd’hui 136 nationalités au sein de ses programmes diplômants, avec 50 % d’étudiants français et 50 % d’internationaux, dont désormais 15 à 20 % d’Africains. Forte de cet ancrage, HEC Paris déploie en Afrique un modèle structuré, autour de trois piliers complémentaires : l’égalité des chances, l’entrepreneuriat et la formation des décideurs.

  • L’égalité des chances : Avec PACT Afrique, lancé il y a cinq ans, HEC Paris et sa Fondation agissent en faveur de l’égalité des chances en accompagnant gratuitement des étudiants à fort potentiel issus d’universités de cinq pays partenaires - Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon, Sénégal et Bénin - afin de lever les freins qui entravent encore l’accès aux formations d’excellence, parmi lesquels l’autocensure, le manque d’information sur les concours ou encore les difficultés de financement. PACT a déjà enregistré plus de 2 800 candidatures, accompagné près de 580 étudiants (dont 110 actuellement en cours d'accompagnement), permis à 60 d’entre eux d’intégrer le campus d’HEC Paris à Jouy-en-Josas, à 60 autres de rejoindre de grandes écoles. Le programme a aussi favorisé l’insertion professionnelle directe de 350 jeunes. L’ambition affichée est désormais claire : préparer, à terme, 500 étudiants par an au concours et permettre à 50 d’entre eux d’intégrer chaque année HEC Paris.
  • L'entrepreneuriat : Développé à Paris au début des années 1990, Challenge+ est le programme historique d’accompagnement de projets à fort potentiel de croissance. Lancé à Abidjan en 2021 puis à Dakar en 2023, il a déjà accompagné 140 entrepreneurs, avec un taux de féminisation de 46 %. Trois ans après leur passage dans le programme, 93 % des entreprises sont toujours en activité et ont contribué à la création de 340 emplois. Plus largement, l’ensemble des dispositifs entrepreneuriaux portés par HEC Paris a permis d’accompagner plus de 350 entreprises et de sensibiliser 1 200 étudiants à l’entrepreneuriat. Avec 16 licornes issues de son écosystème en France, plus de 16,5 milliards de dollars levés sur les cinq dernières années, HEC Paris affiche aujourd’hui une ambition claire sur les prochaines années : faire émerger une licorne africaine.
  • La formation des décideurs : À travers son offre Executive Education, HEC Paris contribue à la montée en compétences des cadres et dirigeants africains grâce à des programmes comme GEMM (Global Executive Master in Management) et Lead Campus : Sustainable Leadership in Africa. À ce jour, plus de 300 dirigeants et 600 cadres d’institutions majeures ont été accompagnés, avec un objectif commun : mieux préparer les décideurs aux grands défis économiques, technologiques, sociaux et environnementaux du continent.

En cinq ans, HEC Paris a changé d’échelle en Afrique. Nous sommes passés d’initiatives pionnières à un modèle cohérent, structuré, avec un impact mesurable. Notre conviction est simple : il est essentiel d’accompagner les trajectoires dans toute leur chaîne de valeur, depuis l’accès aux formations d’excellence jusqu’à la création d’entreprise et à la montée en compétences des décideurs, afin de faire émerger une nouvelle génération de talents capables de se former, d’entreprendre, de diriger et d’investir durablement sur le continent”, a déclaré Philippe Oster, Directeur des Affaires Internationales à HEC Paris. 

Une dynamique de retour et d’impact affirmée

L’un des enseignements majeurs de cette rencontre tient à l’évolution des parcours accompagnés par HEC Paris. Loin d’alimenter une logique de fuite des cerveaux, l’institution observe au contraire une dynamique croissante de retour vers le continent. Aujourd’hui, plus de 30 % des participants aux programmes de l’école déployés en Afrique sont issus de la diaspora et s’appuient sur ces formations pour préparer une réinstallation et un ancrage durable.

Renforcé depuis la crise du Covid-19, ce mouvement concerne aussi bien de jeunes diplômés que des entrepreneurs ou des cadres expérimentés. Le retour n’est plus vécu comme une rupture, mais comme la continuité d’un parcours entre formation, expérience internationale et contribution directe au développement du continent.

Nous assistons à un basculement des trajectoires. Longtemps linéaires - on quittait le continent, on se formait en France, puis on s’y installait durablement - elles deviennent aujourd’hui circulaires. Les talents se forment, acquièrent une exposition internationale, puis choisissent de revenir pour entreprendre, investir et construire, avec des retours de plus en plus précoces : dès la sortie d’études ou après quelques premières expériences. Porté aussi par des cadres et entrepreneurs de la diaspora, ce mouvement s’inscrit dans une démarche de rapatriement et de “recontinentalisation” désormais structurée et assumée”, poursuit Philippe Oster, avant d’ajouter : “Ce que cela change profondément, c’est le regard : quitter l’Europe pour entreprendre en Afrique n’est plus un renoncement, mais une opportunité. Une opportunité d’impact, de création de valeur et d’être au cœur des transformations, tout en donnant du sens à sa trajectoire personnelle et professionnelle.” 

Cette dynamique s’incarne dans plusieurs trajectoires présentées lors du petit-déjeuner. Tchancia Yoro, ancienne juriste à Paris, a ainsi transformé son projet entrepreneurial grâce à HEC Paris pour lancer Maison Abylou, une maison de parfum de luxe en Côte d’Ivoire valorisant les matières premières locales. Coumba Ba, après 21 ans chez Orange en France, accompagne désormais la diaspora dans ses projets d’investissement immobilier et professionnel en Afrique de l’Ouest avec Terrafrika. Côté étudiants, Aïta Ndir, admise au programme Master in Management Grande École grâce à PACT Afrique, ambitionne de transmettre à son tour au Sénégal en devenant entrepreneure et professeure, tandis que Jean-Michel Akoupé souhaite mettre son parcours au service des grands enjeux de développement, dont la santé et l’éducation, au Maroc, puis en Côte d’Ivoire.

Autre exemple marquant, Fatou Dieng, fondatrice de Maket, marketplace de seconde main incubée à Station F après son passage par HEC Challenge+ à Dakar, porte un projet entrepreneurial également lié à un objectif de retour au Sénégal. Convaincue que l’Afrique est une terre d’opportunité où l’on peut avoir un impact à grande échelle, elle défend à travers Maket l’idée d’un “Vinted Africa”, en phase avec les nouveaux usages du continent et les enjeux environnementaux. Son initiative illustre une génération de fondateurs qui choisissent d’entreprendre en Afrique avec une ambition à la fois locale, internationale et porteuse de sens.

Au-delà du cadre académique, l’institution défend une vision stratégique de son engagement en Afrique : former, entreprendre et diriger ne relèvent plus de dynamiques isolées, mais d’un même continuum. L’École entend ainsi jouer un rôle de partenaire de long terme, en accompagnant des trajectoires circulaires où formation, expérience internationale, retour et ancrage local se renforcent mutuellement, afin de faire émerger une nouvelle génération de leaders à fort impact pour les économies africaines.